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dimanche 16 décembre 2012

Chez Marcel - Paris 6

Il y a heureusement encore dans Paris ces quelques lieux historiques, épargnés des touristes, qui ont réussi à garder leur « âme ». Chez Marcel, petit bistrot (presque bouchon) lyonnais, créé au début du siècle n’a presque pas bougé depuis et a finalement un décor qui serait presque à la mode aujourd'hui !


Une trentaine de places assises, un papier peint d’époque que votre grand-mère a sûrement encore chez elle, un magnifique zinc, un vieux téléphone, de belles banquettes en cuir, on est bien… le must, il faut l’avouer, ce sont les toilettes car il vous faudra traverser la cuisine pour y aller, un peu comme chez soi !

Au menu, plats traditionnels, produits français, cocorico ! Fondant artichaut (9€) ou poireaux vinaigrette (7€), carpaccio « cochon » (12€), la spécialité maison, Saint Jacques gratinées (12€), on aurait presque oublié cette recette d’antan pourtant si bonne, œufs mayonnaise ou escargots de Bourgogne pour les entrées. Pour la suite, nous nous laissons tenter par les suggestions du jour : turbot sauce beurre blanc (28€), magnifique dos de cabillaud avec carottes vichy (25€) et un faux-filet normand pommes sautées (28€). Le tout est servi dans une vaisselle fleurie totalement désuète mais si charmante, les portions sont bien calibrées et il y a de la sincérité dans le service et la cuisine.


Tout le monde s’embrasse quand on quitte ce resto bien franchouillard ! Excellente adresse parisienne où on ressort avec le sourire, la peau du ventre bien tendue.

Chez Marcel
7 rue Stanislas
75006 Paris

mercredi 12 décembre 2012

Café Panique - Paris 10


 Dans une rue calme du 10° arrondissement entre Saint Vincent de Paul et la rue de Paradis, le nuage blanc du Café Panique vous ouvre sa porte. Au menu des dieux, une cuisine raffinée et savoureuse dans ce duplex épuré de 40 couverts.

L'aménagement avec la cuisine "américaine" vous donne l'impression d'être 40 amis en train de déguster des plats aux intitulés simples et goutus. Du velouté de potiron avec sa chips de jambon serrano au ravioli de magret pour les entrées, suivies d'un suprême de pintade fourré aux dattes, d'une selle d'agneau ou encore de noix de saint Jacques, la réalisation est efficace et sans chichis... Quitte à vous laisser sur votre faim pour savourer un insolite tiramisu au carambar. Cette madeleine de proust au caramel dégoulinant est une bouchée de nostalgie et l'emballage où figure l'anthologique blague, la cerise sur le gâteau.



À noter, un pain délicieux pour vous faire patienter parfois un peu entre l'entrée et le plat et un service aimable et souriant. Attention il est conseillé de réserver, surtout le week end, pour vous sentir sur votre petit nuage... Culinaire.

35 euros (entrée, plat, fromage ou dessert) et comptez en moyenne autant pour la bouteille de vin.

Café Panique
12 rue des Messageries
75010 Paris

samedi 8 décembre 2012

Beaucoup - Paris 3

Un 3° bébé pour Ludovic et Julien ! Après les succès de Glou et Jaja, je vous présente le dernier né, il y a quelques jours : Beaucoup. Dans un magnifique loft en plein cœur du Marais, découvrez une cuisine faisant la part belle aux produits régionaux, artisanaux et à la viande grillée sur charbon de bois.

Déco nordique industrielle avec une grande table d’hôte, du bois clair, des formes arrondies, des couleurs neutres, une grande cuisine ouverte au fond, des lampes « industrielles », rien à dire, c’est chouette. Cuisine torride dans une ambiance apaisante en quelque sorte !

Pour combler nos papilles affamées ce soir là : assiette de charcuterie ibérique en entrée ; depuis le grill, saucisse artisanale du moment avec purée maison (après le burger, la tendance saucisse arrive !), côte de bœuf de race ou côte de veau ; depuis la cuisine ouverte, pot au feu, noix de saint jacques et boudin noir ou belle salade veggie. Pour les becs sucrés, tarte au chocolat blond ou pavlova (ça faisait longtemps qu’on n’en avait plus vu sur carte à Paris !). C’est frais et bon, les portions sont un peu petites mais bon les prix des plats ne sont pas excessifs non plus au vu de la qualité. Et puis, cette petite odeur de charbon de bois nous réchauffe le cœur comme si c’était l’été !

Un service sympa et friendly même si un peu long, mais après quelques jours seulement d’ouverture, on peut le comprendre.

Compter 35€ avec du vin.

Beaucoup
7 rue Froissard
75003 Paris

mercredi 5 décembre 2012

La Bauhinia - Paris 16

Incroyable bijou exotique et baroque au cœur de l’agitation parisienne, le Shangri La s’est installé dans l’ancien Palais Iéna, fondé à la fin du 19° siècle par Roland Bonaparte, arrière petit neveu de Napoléon Bonaparte. Rénové entre 2006 et 2010 pour retrouver ses lettres de noblesse, l’hôtel de luxe a investi la capitale il y a maintenant 2 ans.


La Bauhinia, brasserie néo coloniale ultra chic, rappelle les influences du groupe Shangri La. Ici, pas de faux mélange franco-asiatique datant des années 1990. La carte propose bien deux cuisines distinctes à un public mêlé de parisiens rive droite so BCBG et de quelques touristes fortunés : des recettes provenant de différentes régions asiatiques ou des plats typés français.

Mais enivrés par l’exotisme ambiant sous la magnifique verrière signée Maurice Gras, nous nous laissons séduire par un Pad Thaï crevettes et un Hainanese Chicken, bouillon, crème de gingembre et riz gluant. C’est délicat, fin, parfumé, précieux, fondant, on ferme les yeux et on s’y croirait presque. Philippe Labbé fait des merveilles !


Un service proche de l’exception avec la discrétion pincée caractéristique de ce genre d’endroits.

Un moment de grâce, de volupté et de luxe… de temps en temps, ça fait aussi du bien.

Comptez 35-45 euros le plat et 15 euros le verre de vin. Eh oui, le luxe a un prix !

La Bauhinia
Hôtel Shangri La
10 avenue d’Iéna
75016 Paris

vendredi 16 novembre 2012

Drugstore Steakhouse - Paris 8

De temps en temps, les parisiens, fuyant normalement les Champs Elysées (sauf pour aller au cinéma), aiment quand même traverser, passer, s’arrêter et manger au mythique et historique Drugstore. Pas mal de bruit ces derniers temps autour de l’ouverture de son steakhouse, tendance oblige !

Avec ce mot « steakhouse », j’imaginais un vrai steakhouse à la new yorkaise, ambiance feutrée, conviviale, masculine, avec du bois, des chesterfields, des serveurs guindés. Bon, et bien pas trop en fait ! Au fond de la brasserie du Drugstore, derrière des paravents, un long corridor a été réquisitionné pour y installer le fameux steakhouse devant un bar-grill où s’affairent les Chefs. Petite déception…
  
Côté carte, tout y est : tartare de bœuf, côte de cochon, côte de veau, côte de bœuf Black Angus pour 2, filet de bœuf d’Aubrac, Cheddar burger dry aged au bun à l‘encre de seiche, volaille fermière à la plancha… Toutes les viandes proviennent des meilleurs producteurs et bouchers et, il faut le dire, elle est bonne. Mais encore une fois, on ne retrouve pas la générosité des vrais steakhouse. Ils vous servent en accompagnement pommes paille, onion rings, mesclun de salade ou épinards et sauces au choix.

Si vous avez encore un petit creux, retrouvez les best sellers de la Pâtisserie des Rêves de Philippe Conticcini.

Comptez, quand même, entre 40 et 60€ par personne avec du vin.

Restaurant Drugstore Steakhouse
133, avenue des Champs-Elysées
75008 Paris

lundi 12 novembre 2012

Bang ! - Paris 10

Végétariens, s’abstenir ! Voilà (encore) un bistrot dont le produit vedette est la viande, et surtout la viande de bœuf ! En provenance des 2 meilleurs bouchers stars de la capitale, Hugo Desnoyer ou les Boucheries nivernaises, c’est sûr, la viande est et sera bonne.

Petite salle sans prétention aux bords du canal Saint Martin, le service est sympathique mais un peu lent… 40 minutes d’attente pour un burger, c’est vrai qu’on commençait à avoir faim. Un petit conseil : prévoyez de passer chez le pressing le lendemain, car leur dispositif phare, la paraillade est top, mais l’odeur qui s’en dégage, et qui reste, un peu moins ! On ne peut pas tout avoir non plus ! La paraillade, kasako ? C’est une pierre de lave chauffée sur laquelle on fait griller son morceau de viande. Le quatuor d’émincés de bœuf (Kansas, Aubrac, Ecosse et évidemment Argentine) avait l’air top ! Le burger est goûtu, fondant, parfait avec des frites maison impeccables. Pour les plus curieux, quelques pièces de gibiers sont également proposées.


Compter entre 17€ et 20€ le plat seul et 22€ pour entrée-plat ou plat-dessert, autant dire très raisonnable pour cette qualité de viande et les temps qui courent.

Bang !
112 quai de Jemmapes
75010 Paris

lundi 5 novembre 2012

La Brigout - Paris 2

Et encore une petite pépite cachée dans les alentours de la rue Montorgueil ! Anciennement les Sales Gosses, l’équipe a changé récemment pour se transformer en Brigout. A la tête, trois hommes issus de la restauration pour 2 d’entre eux et 1 qui a eu une subite envie de changement.


Sur 2 étages, ambiance nouvelle auberge moderne, carte simple, plats simples et traditionnels, service énergique et souriant. Ce n’est pas un grand moment de découvertes gastronomiques mais un bon plan pour une soirée entre amis. Des produits frais, des gens passionnés et des recettes compréhensibles, parfois, ça fait du bien aussi !

Fois gras et compotée d’oignons, œufs en meurette pour les entrées. Classique, efficace. Nous avons (tendance du moment oblige) craqué sur le burger « hambourgeoisé » avec Saint Nectaire AOC, oignons de Roscoff (miam miam !), mais vous pourrez aussi choisir un bœuf mijoté façon burgonde ou un tartare de daurade. Les desserts viennent de chez Rachel’s cake, le cheesecake est donc très bon !






Comptez environ 30€ avec le vin par personne.

54 rue d’Argout
75002 Paris