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mardi 14 mai 2013

Quincy - Paris 12

 
Une vraie auberge campagnarde en plein Paris, des endroits comme cela, il ne doit en rester que 2 ou 3 ! Véritable restaurant bistrot né dans les années 1950, le patron, sa femme qui tient la caisse et la déco sont toujours les mêmes. Michel Bosshard, dit Bobosse, tient son affaire à l'ancienne : "comment ça, vous ne prenez pas d'entrées ? C'est un restaurant ici, si on vient, c'est pour manger et dépenser de l'argent ! J'ai un chiffre d'affaires à gagner moi". Ah ben oui, on vous avait prévenu et quelquepart, il n'a pas complètement tord ce gaillard retraité sans âge !


Vichy prédominant, bonne bouffe française aux portions généreuses, saucisson coupé au couteau en guise de bienvenue, boîte de biscuits en fer pour accompagner votre glace... ouh là là, que c'est bon autant de simplicité et de générosité. Et ces discussions de comptoir sur la vie qui change, la politique qui ne va jamais, le gras qui manque dans tous les restos de Paris, quel bonheur !

Mais comme Bobosse l'a dit, on est venu là pour manger, alors mangeons ! Tarte aux poireaux pour commencer, moelleuse, avec ce léger goût de noisette beurrée, pâte fine et croustillante. Nous continuons avec blanquette de veau fondante, crémeuse, goûteuse, parfaite, excellente, servie dans son petit caquelon avec champignons et oignons cuits à blanc et, également, un cabillaud et asperges vertes (c'est bientôt l'été quand même...).



 
On prend notre respiration et on enchaîne, emporté par la joie de vivre parigote de cet imposant Bobosse, salade mélangée (chez Quincy, ça veut dire 2 saladiers entiers!) avec assortiment de fromages, rien à redire. Et pour finir, sorbet au cassis fait 100% maison et petits biscuits anciens, rafraîchissant, au vrai goût du fruit.


C'est à ce moment très précis qu'on redécouvre le plaisir et la nécessité du digestif : la vieille prune du patron. Indispensable, je vous le promets.

Service animé et théâtral ! Un très agréable moment de vie.

Comptez environ 50€ par personne

Quincy
28 avenue Ledru Rollin
75012 Paris

lundi 6 mai 2013

La Dame de Pic - Paris 1

Un anniversaire à célébrer, l'envie de s'envoler dans les étoiles à cette occasion, et direction la Dame de Pic ouvert en septembre 2012 par Anne-Sophie Pic, célèbre femme chef et seule femme chef trois étoiles pour son restaurant de Valence (que je ne connais d'ailleurs pas).

La soirée est placée sous le signe de la délicatesse, du charme et de la féminité. Les années passent et la cuisine se fait de plus en plus visible, ici, depuis le trottoir, vous observez les chefs de partie s'activer dans une cuisine high tech et assez petite.

En guise de menus, on vous donne en arrivant un nuancier olfactif pour vous guider dans votre choix. 3 menus avec deux entrées, une viande et un dessert sont proposés à 3 prix différents, chacun s'inspirant d'odeurs naturelles, végétales ou florales. Afin de continuer le parcours sensoriel, des beurres infusés l'un au café, l'autre aux baies roses vous sont proposés : étonnants, gourmands, raffinés, un vrai petit péché mignon...



Le menu safrané se déclinait ce soir là avec la betterave en première entrée : émulsionnée, émincée, cuite à coeur, jaune, rose, blanche, une explosion de saveurs et textures toutes en délicatesse. La deuxième entrée, également végétarienne, déclinait le chou en version crue ou cuite, de manière élégante et subtile.



La pièce de veau piquée au lard avec émulsion safranée et petite purée de pommes de terre était un doux délice : une cuisson parfaite, la viande était tendre, le jus excellent, cela fondait en bouche, un tendre petit bonheur.


Enfin, explosion sucrée avec le baba au rhum, fruit de la passion, gingembre et vanille. 3 petits babas étaient accompagnés de sphères de coulis de fruits de la passion et de mini boules glacées vanillées, l'assiette est tellement jolie qu'on a du mal à commencer à la manger !


La décoration est un peu trop fleurie et rosée à mon goût mais c'est assez subjectif. Le personnal est décontracté et sympa.

La seule critique est la différence tarifaire qu'il peut y avoir entre les 3 menus : l'un à 80€, l'autre à 100€ et le dernier à 120€ ce qui ne vous met pas très à l'aise sur le choix à retenir quand vous êtes invités. Sinon c'est une charmante expérience, une petite parenthèse de douceurs.

La Dame de Pic
20 rue du Louvre
75001 Paris

lundi 29 avril 2013

Chez Graff - Paris 7

Le jeune et beau Thomas Lousteau ouvre son 1° établissement en plein cœur du très chic et calme 7° arrondissement de Paris. Dans une petite salle tout en longueur avec des couleurs très modes bleu vert, taupe et bois, on vous accueille les bras ouverts avec un grand sourire.


La cuisine est inventée par un chef Japonais ancien de l’Astrance, autant vous dire que les assiettes sont parfaitement maitrisées, élégantes et sans prétention. Une belle carte d’assiettes de charcuteries (lomo iberico, boudin noir poêlé, terrine maison) ou de fromages (mozarella di buffala fondante et parfumée, un manchego ou Saint Marcellin) pour commencer ou même faire le repas avec. Pour les entrées, le Chef vous propose entre autres un ceviche, un tartare de dorade ou une soupe de petits pois.


Pour les plats, nous avons testé un cabillaud rôti, avec purée de choux fleur et légumes verts, très chouette et de belles gambas avec légumes marinés de saison. En dessert, l’une, en version gourmande, a craqué pour le merveilleux de chez Fred (vous savez ce gâteau avec cœur de meringue, crème chantilly et copeaux de chocolats), l’autre, en version allégée pour le frozen yoghurt de It Mylk.
 


 
Entrées entre 8€ et 10€, les plats autour de 17€ et desserts entre 7€ et 9€, c'est raisonnable.
 
Chez Graff
62 rue de Bellechasse
75007 Paris

lundi 22 avril 2013

Youpi et Voilà - Paris 10



On se sentirait presque dans le salon d'une maison de campagne en arrivant. Lumières douces, poutres et pierres apparentes, mobilier simple mais chaleureux, grand table d'hôte, ronds de serviette (ah ! les ronds de serviette!), la traditionnelle (eh oui, j'estime que c'est un classique dorénavant) cuisine ouverte... bref, on est bien ! Tant mieux, je crois que Patrice Gelbart, le patron, souhaitait créer cette atmosphère là, sans prise de tête, conviviale, chaleureuse et élégante.

Pas de menu, donc pas de casse tête pour choisir ! 4 plats vous seront servis. Le Chef ce soir là nous a proposé un bouillon parfumé, gambas juste cuites par le bouillon et coeurs d'artichaut ; un dos de cabillaud, pommes vertes et oeufs de saumon ;



un filet de boeuf rougissant, épinards frais et oignon confit ; et un tiramisu pour finir. Une cuisson parfaite de chaque produit, un mélange de textures et de goûts (le piquant de quelques racines, le croquant des légumes, ...) intéressant. Même si le travail est maîtrisé et parfaitement exécuté, à l'issu des 4 plats aux saveurs différentes, nous sommes bien (trop?) rassasiées !



Les vins sont chouettes, en direct des caves de potes ! Service à la cool. Comptez 25€ pour ce menu unique, ce qui, par les temps qui court, reste très très accessible.

Youpi et voilà
8 rue Vicq d'Azir
75010 Paris

mardi 16 avril 2013

Officina Schenatti - Paris 5

Des bons restaurants italiens à Paris, il y en a plein ! Certains font d’excellentes pizzas, d’autres de très bonnes pâtes, bref, on n’en manque pas. J’avais entendu dire que l’Officina Schenatti était un vrai restaurant italien proposant des recettes authentiques revisitées, cuisinées par un italien, vendues par un italien. Il fallait bien aller voir ça !

Dans une rue mignonne du 5° arrondissement, un vendredi soir, un petit restaurant au décor moderne mais sobre avec pierres apparentes nous accueille donc. Kitchenette complètement ouverte derrière le bar, 1 Chef en cuisine, 1 patron en salle qui s’avèrent être très efficaces. En plus, ils parlent avec ce petit accent qu’on aime tant nous, les femmes françaises !


Pour commencer, en amuse-bouche, une petite mousse d’aubergine, délicate et gouteuse.
 
 
En entrée, des classiques italiens finement travaillés, mozzarella di buffala AOP, straciattella de burrata… Pour les plats, la tradition voudrait qu’on prenne des pâtes en primi piatti suivies d’une viande ou d’un poisson mais bon, on ne craquera ce soir-là que pour les pâtes. Testées et largement approuvées, les carbonnara revisitées avec spaghetti d’épeautre bio, poêlée à la joue de porc affinée et parmiggiano reggiano, excellentes, copieuses, crémeuses, miam miam. Les autres pâtes sont bonnes également mais moins copieuses : risotto artichaut et saint Jacques, ou spaghetti, tomates séchées et filets de sardines gratinés. La panna cotta à la pistache et le tiramisu ont retenu notre attention pour le dessert !




 
Les produits travaillés sont soigneusement sélectionnés : bio, AOP, label, on sait ce qu’on mange !

Le service est chantant et prévenant.

C’est une jolie adresse du soir, mais vous devrez tout de même débourser 45 euros minimum pour plat-dessert-vin… ce qui reste, je pense, un peu excessif selon les plats choisis.

Officina Schenatti
15 rue Frédéric Sauton
75005 Paris

jeudi 11 avril 2013

Café de Mars - Paris 7

Adresse de quartier ou de coin de la rue, ambiance parigotte avec carrelage au mur, zinc, chaises bistrot et ardoises. C’est une bonne petite adresse simple et sympa, une adresse de copains-copines, de potes qui se retrouvent en toute convivialité.



La carte change régulièrement et propose une cuisine simple mais efficace. Cuisine ménagère, bon enfant, qui a un petit goût de « revenez-y » avec au choix sur l’ardoise 4 entrées, 4 plats 4 desserts. Ni trop peu, ni pas assez, juste ce qu’il faut pour comprendre que c’est fait maison et presque minute. Ce soir là, une soupe butternut-miso était proposée en entrée. Nous avons ensuite choisi d’un côté (moi) un baconcheese burger, pommes de terre sautées (trop bon !) et de l’autre côté (ma copine) un cabillaud à la plancha, épinards frais. Histoire de me rattraper j’ai choisi la salade d’ananas frais au sirop de gingembre en dessert (tendre et sucré comme il faut) !




Le service est jeune, sympathique et sans chichis.

C’est 24€ entrée-plat-dessert ou 20€ entrée-plat ou plat-dessert, imbattable sur Paris aujourd’hui vu la qualité des produits !

Café de Mars
11 rue Augereau
75007 Paris

lundi 1 avril 2013

Allard - Paris 6


En plein quartier touristique de Saint Michel, j’ai découvert une institution parisienne qui a vu le jour dans les années 1900. Mieux vaut tard que jamais !

Vous avez dès l’entrée l’impression de pénétrer dans une maison bourgeoise : porte manteaux, plusieurs petits salons qui se succèdent, papier peint et tableaux divers accrochés aux murs… Vous pouvez même appeler quelques minutes avant d’arriver pour que le patron mette les poulets à rôtir au four !



Carte de brasserie traditionnelle : saucisson chaud lyonnais, escargots de Bourgogne, foie gras de canard, navarin d’agneau, bœuf bourguignon et surtout le fameux poulet de Bresse rôti avec ses pommes rissolées et son ail en chemise, un poème ! Il est tendre, fondant, croustillant avec son petits jus et ses pommes de terre tout aussi fondantes et croustillantes, c’est simple mais tellement bon !  Il vous est servi comme à la maison dans un plat familial à partager à deux. 


Pour ceux qui auraient encore faim après cela, tarte tatin, profiteroles au chocolat ou crème renversée sont au menu du dessert.

Le service est très parisien avec ses garçons en tenue et le patron qui fait le tour des tables. Il y a apparemment une large clientèle d’habitués, preuve que le lieu est de qualité ou en tous cas on s’y attache.

Allard
41 rue Saint André des Arts
75006 Paris