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mardi 12 février 2013

Juveniles - Paris 1

Un écossais qui tient un bar à vins à Paris depuis plus de 17 ans ?! Notre esprit un peu chauvin se trouve là un peu perturbé ou plutôt intrigué. Direction donc le bar à vins Juvéniles, tenu par Mr. Tim Johnston.

On arrive, on hésite, cela ressemble  à une boutique de bouteilles de vins, mais, non c’est bien là. Dans un bazar organisé, sont dressées quelques tables au milieu des caisses de vins ouvertes. Un petit comptoir au fond, une cuisine ouverte, une grosse machine à café digne des meilleures brasseries de Paris et deux jeunes écossais nous accueillent, le sourire aux lèvres.


Une carte de plus de 100 références de vin, nous sommes bien dans un vrai bar à vins. Puis, une carte courte avec des intitulés simples mais qui donnent déjà envie.


Le crostini Ron (pain grillé, tomates, parmesan et pesto maison) est d’une simplicité déstabilisante mais c’est bon, on partage également une assiette de charcuteries de la Maison Conquet, excellente. Puis, le plat du jour vu sur la table de mes voisins me taquine les papilles, ce sera donc escalope de veau panée et purée maison pour moi, rien à redire et, magret de canard au miel pour les autres, cuisson parfaite. Vous avez aussi le choix avec : andouillette Gilbert Lemelle, souris d’agneau braisée, soupe de courgettes de sa tante Minty ou bavette de bœuf aux échalotes….A mi chemin entre terroir français et terroir écossais, c’est sans prétention et ça fait du bien.


La bonne ambiance est de rigueur, les anglosaxons parisiens semblent avoir adopté cette adresse !

Comptez 30€ environ

Juvéniles
47 rue de Richelieu
75001 Paris

mercredi 6 février 2013

Comptoir Thomas - Lyon 2

A l'occasion du SIRHA (un des plus gros salons pour la restauration), j'ai passé quelques jours à Lyon, ville gastronomique par excellence !

Pour ceux qui y séjourneraient un week-end, plusieurs bonnes adresses à tester, dans la même rue, chez le même propriétaire. Alors, non, ce n'est pas Christian Constant dans la rue Saint Dominique à Paris ! Il s'agit de Thomas Posson, membre des Toques Blanches lyonnaises qui a littéralement envahi la rue Laurencin, en plein coeur de Lyon.

Restaurant Thomas avec un menu à 45 euros pour un diner semi gastro, la Cantinetta pour la version Dolce Vitta, le Café Thomas avec ses tapas et ses verres de vin ou le Comptoir Thomas (testé ce soir là), petit comptoir - cuisine ouverte, bar à vins et cuisson plancha.

Quelques tables hautes et tabourets, nous nous asseyons face à la cuisine, pour admirer le travail du Chef et la collection de guides Michelin. Le serveur est très sympa, accessible et discret, il connait parfaitement son métier et les produits travaillés ce soir là. Un lieu de qualité sans prétention. Après les olives de Lucques, nous partageons une pizza à la truffe noire... J'espère que la photo parle d'elle-même et vous met l'eau à la bouche car c'était un petit paradis sur terre...


Je poursuis par la pêche du jour grillée à la plancha, émincé de poireaux et fenouil au chorizo ibérique. Cuisson parfaite, mélange de saveurs juste et équilibré, le tout cuisiné devant vous, c'est très bien. Cuisine authentique et délicate. Nous savourons pendant ce temps-là un très bon Chambord Musigny...


Le seul inconvénient (il en faut bien un), c'est que vos vêtements sentent un peu la graillon en sortant, mais bon, on ne peut pas tout avoir !

Comptoir Thomas
3, rue Laurencin
69002 Lyon

dimanche 3 février 2013

La Tute - Paris 9

C'est le genre d'endroits qui fait peu parler de lui, on pourrait presque passer devant sans s'arrêter, quel dommage ! C'est pourtant bien le genre d'endroits qui vous amène le réconfort tant attendu dans ce monde de brutes : l'accent chantant pyrénéen, la déco colorée, le service généreux, et même l'alcool de serpent pour digérer ! 

A l'origine, ma mission pour ce vendredi soir entre copains : trouver un restaurant convivial, bon rapport qualité prix, central avec une bonne ambiance et de la bonne bouffe. Le spectre est large, me direz-vous ! L'heureux élu était donc la Tute, près de Richelieu Drouot. Pas facile à trouver, en même temps, ce n'est pas pour rien que "tute" veut dire "planque" dans les Pyrénées... A la tête de cette petite pépite : Emmanuel Maquaire qui a aussi la Maison des Pyrénées dans le 2°.


Andouillette, foie gras de canard, coeurs de canard sautés, pied de cochon sauce ivrogne, tripes maison relevées d'armagnac, axoa de veau maison, seiches à la plancha... Ah oui, on est dans le vrai là ! C'est sûr que si vous êtes plutôt cuisine nouvelle, assiettes épurées, espuma et légumes néo croquants, c'est pas la bonne adresse ! Tout est fait maison et ça se sent, les portions sont généreuses et alléchantes. Les pommes de terre sautées et les frites maison sont à tomber...




Et voilà le fameux alcool de serpent, ambiance les Bronzés font du ski, je vous confirme que cela aide bien à digérer !

Restaurant attachant où il fait bon vivre. Comptez avec du vin, 30-35 euros par personne.

La Tute
7 rue Rossini
75009 Paris

dimanche 27 janvier 2013

La Régalade Saint Honoré - Paris 1

La célèbre Régalade du 14° arrondissement de Bruno Doucet s’est dédoublée, il y a quelques temps déjà, dans le centre de Paris. Le décor est ici plus bourgeois, un peu moins chaleureux et convivial il faut le dire.


Au-delà du décor, la formule et la carte restent les mêmes : entrée-plat-dessert à 35€. En guise d’amuse bouche, on vous apporte également la terrine de lapin et cochon avec cornichons et pain croustillant. Un conseil : n’en mangez pas trop car la suite est généreuse ! Œuf de poule bio, bouillon épicé et petits légumes, simple mais divin ; suivi d’un cabillaud fondant et lentilles vertes, bon mais sans avoir rien d’exceptionnel pour le coup ; nous finissons par une touche sucrée et vitaminée avec un carpaccio d’orange et épices. Des suggestions du jour vous sont proposées avec supplément. L’ensemble est juste, frais et parfaitement cuit, c’est fin et léger, ensuite, il faut dire qu’il y a des recettes plus « waouh » que d’autres.


Comptez quand même 50€ par personne si vous prenez du vin… Donc, on n’y va pas sur un coup de tête ! De toute façon, il faut généralement réserver plusieurs jours à l’avance.

La Régalade Saint Honoré
123 rue saint Honoré
75001 Paris


mercredi 23 janvier 2013

L'Essentiel - Paris 14

Ouvert en Octobre 2012 par Olivier Gaslain (Le Villaret dans le 11°) dans un quartier qui regorge de petites perles gastronomiques, cette adresse est à découvrir en urgence. Vu de l’extérieur, bistrot qui ne paye pas de mine, avec une petite trentaine de places assises seulement. Un comptoir en zinc où les dinosaures du quartier viennent boire leur ¼ de rouge à toute heure, mur d’ardoise, grande table d’hôte au fond où l’on partage un moment de convivialité avec d’autres parigots, c’est sympa…


La cuisine est simple et canaille. Pour les entrées, on est dans le vrai : œuf dur mayonnaise, terrine de lapin, pied de veau désossé, soupe de topinambours et marrons ou fromage de tête, vinaigrette à l’échalote, ambiance cocorico s’il vous plait ! Nous poursuivons avec un suprême de volaille fermier, excellente et généreuse fondue de poireaux pour moi tandis que mon ami craque pour le faux filet de bœuf (tendre et délicieusement fondant pour reprendre ses propos) servi avec frites maison. Nous partagerons un riz au lait légendaire. Notez que les desserts sont à moins de 6€, on croyait que cela n’existait plus intramuros ! On sent qu’ils y mettent du cœur, de la bonne volonté et de la sincérité.



On voit que les gens ont déjà leurs habitudes dans cette maison sympathique où on se sent bien. Le service est efficace mais peut être pas encore assez chaleureux.

Comptez (seulement et j’insiste car cela se fait rare dans notre chère capitale) 25-30€ par personne avec le vin

L’Essentiel
168 rue d’Alésia
75014 Paris




vendredi 18 janvier 2013

La cantine du troquet - Paris 15

On ne présente plus Christian Etchebest, chef du Sud Ouest connu et reconnu pour son amour du terroir, de l’authenticité et des bons produits et son accent si typique ! Il avait déjà fait fort avec sa Cantine du troquet du 14° élue meilleur bistrot de l’année par le Fooding et Pudlo en 2009. Il a maintenant à son actif deux Cantines du Troquet, avec celle du 15° arrondissement de Paris, ouverte il y un an déjà.
Terrasse avec mobilier bistrot, comptoir en zinc, cuisine ouverte, couverts servis en pot, etc, etc… tous les codes du bon bistrot franchouillard sont là ! Bon, en revanche, le service manque un peu de sourire et il est surtout très pressé et pressant, ce qui est dommage…


Après avoir partagé une assiette de charcuterie, nous avons goûté aux Saint Jacques avec purée maison et noisettes (c’était très bon) et à la bavette de bœuf, grosses pommes frites (viande trop dure mais frites excellentes). Nous avons poursuivi sur un fromage des Pyrénées avec sa confiture de cerise noire et évidemment un gâteau basque, très bon.




Un peu bruyant aussi, mais bon, sinon ça ne serait pas un vrai bistrot.

Comptez un bon 40 euros par personne, ce qui est à mon goût un peu cher pour la prestation dans son ensemble.

La cantine du Troquet
53 boulevard de Grenelle
75015 Paris

dimanche 6 janvier 2013

Bistrot Urbain - Paris 10

Dans un quartier où les bars sont rois, une bonne adresse a ouvert il y a quelques mois à peine. Un bistrot moderne, avec service tutoyant, cuisine ouverte, cuistos coolos et cuisine néo tradi, un bistrot urbain en quelque sorte !

Deux potes mènent la danse en salle et un Chef californien réinterpète à sa façon notre chère cuisine française. Au menu ce soir pour ce dîner très girly, nous partageons des rouleaux de canard, foie gras, radis noir et tartare de dorade au concombre et aneth. Les entrées sont sympathiques mais un peu petites à notre goût et sans rien de fou. Notre appétit grandit, il faut dire qu'il y a quand même un peu d'attente avant notre plat. Mais, il faut savoir être patient pour déguster le très fondant onglet de boeuf, pommes de terre et champignons (excellent!) ou le filet de saumon et son jus de carottes. Un peu déçues aussi par les desserts : pot de crème au poivron pour certaines, meringue au citron et sablé pour d'autres. Là encore, pas d'extase gastronomique...



L'ambiance conviviale et le service donnent du charme à cet endroit.

Avec du vin, il a fallu compter 40 euros par personne. La formule entrée-plat ou plat-dessert est à 25 euros.

Bistrot Urbain
103 rue du Faubourg Saint Denis
75010 Paris